
Le T’ai Chi Ch’uan est une discipline que j’ai rencontrée, il y a 45 ans. J’ai l’honneur d’avoir été le premier enseignant à tenter de développer cette discipline en Touraine au début des années 80. Lorsque je tente d’expliquer cet art à des élèves débutants, je répète simplement que c’est l’art de s’économiser, un peu à l’image de la tortue, encore faut il apprendre comment.
QUELQUES IDÉES concernant le T’ai Chi Ch’uan
Le T’ai Chi Ch’uan est une étrange chorégraphie originaire de Chine. Effectués au ralenti, les mouvements sont un peu mystérieux. A certains moments, les pratiquants de T’ai Chi Ch’uan semblent se battre contre un ennemi invisible, à d’autres, ils ont l’air de jouer avec des forces subtiles. Le T’ai Chi Ch’uan permet à chacun de prendre conscience de ses ressources profondes, que ce soit au niveau physique, émotionnel, mental, relationnel et de pouvoir mieux les utiliser.
Le T’ai Chi Ch’uan est une voie qui agit par soustraction, c’est-à-dire en enlevant progressivement ce qui empêche de se libérer. Le but est de lâcher les tensions musculaires, de défaire les nœuds émotionnels afin de travailler aussi bien sur la posture que sur la gestion du stress. Cette activité physique d’une grande douceur est souvent recommandée pour les personnes qui cherchent à retrouver un contact positif avec leur corps, notamment pendant ou après une maladie. Il n’y a aucune contre-indication à la pratique du T’ai Chi Ch’uan. De plus, pas besoin d’être un grand sportif ou un adepte des arts martiaux pour s’adonner à cette activité destinée avant tout aux personnes désireuses d’entretenir leur forme en douceur, et attirées par le travail interne amenant au calme et la patience.
Un art martial interne ?
Le T’ai Chi Ch’uan est une discipline complète conjuguant divers aspects : martial, santé et physique.
L’apprentissage de cet art est complexe et demande un entraînement régulier ; il est en effet moins aisé de se former dans un travail corporel lent. Pour faire simple, le T’ai Chi Ch’uan se situe à mi-chemin entre yoga et art martial. Une sorte de gym très douce, reprenant des postures de combat, et les enchaînant avec amplitude en concentrant l’esprit sur les différentes énergies du corps.
Le T’ai Chi Ch’uan consiste en l’enchaînement de mouvements très lents, précis et aériens dans un ordre établi à l’avance : on parle de « postures ». Ces mouvements rappellent quelques figures de combat (ondulations, rotations, poussées…), mais avec beaucoup plus d’amplitude dans les gestes.
Les exercices sont surtout destinés à travailler sur la respiration et la souplesse
Les enchaînements de figures sont plus ou moins longs, et tous les mouvements partent du centre du corps. Les pieds sont enracinés dans le sol, et tout le corps est étiré vers le haut, jusqu’au sommet de la tête. L’extrême lenteur de la gestuelle permet de prendre conscience du transfert du poids d’une jambe à l’autre. On retrouve ici la tradition chinoise du Yin et du Yang, les deux forces complémentaires qui n’existent pas l’une sans l’autre.
Le T’ai Chi Ch’uan est une activité physique douce qui permet de vivre l’équilibre entre l’intention martiale et le mouvement pacifique. Le T’ai Chi Ch’uan va donc travailler sur l’énergie et sur l’aspect philosophique, mais en partant du corps. La façon dont nous sommes en rapport avec notre corps va indiquer la manière dont nous interagissons avec les autres, les forces de la vie, les forces de la nature. Le T’ai Chi Ch’uan mettra le corps (dans le sens de l’entièreté de l’individu) en résonance avec les forces de la société et de la nature. Le but sera de faire passer le souffle de vie à travers le geste et le mouvement.
Selon la légende de la création du T’ai Chi Ch’uan, évaluée aux alentours du 13ème siècle , un général d’armée , afin de renforcer les capacités martiales mais aussi afin de renforcer leur motivation, créa 8 séquences encore présente dans l’enchainement actuel.
> Meilleure gestion des situations de stress.
> Relaxation et détente.
> Amélioration de la concentration et de la mémoire (mémorisation de l’enchaînement des mouvements).
> Travail sur la posture et l’équilibre.
> Contrôle de la respiration et harmonisation avec les mouvements du corps.
> Amélioration de la souplesse grâce aux étirements,
> Décontraction des tensions lombaires,
> Entretien des amplitudes articulaires.
James BRULET